10 idées de métiers après des études de Lettres auxquels on ne pense pas
Quand on approfondit les débouchés des études littéraires, on se rend compte qu'ils sont finalement assez larges et parfois étonnants ! Numérique, ressources humaines, culture... On ne parle pas assez des métiers qui peuvent suivre des études littéraires.
Découvrez dans cet article 10 idées de métiers qui nécessitent des compétences de la licence de Lettres, auxquels on ne pense pas forcément.
Vous risquez d'être surpris !

Orthophoniste
L'orthophoniste est un.e professionnel·le de santé qui prévient et évalue les troubles de la parole, de la voix et du langage (écrit, oral) ainsi que les troubles de la communication. Iel travaille avec des enfants, des adultes et des personnes âgées.
Mais je vous vois venir. Comment un·e étudiant·e en Lettres peut-iel finir orthophoniste ? Il faut en effet passer un certificat spécifique, que je développe plus bas, mais voyons d'abord ce que les Lettres apportent :
La maîtrise de la langue : une connaissance pointue de la syntaxe, de la grammaire, de la phonétique et de la sémantique est la base du diagnostic orthophonique.
Les capacités d’analyse : les études de lettres développent un sens de l'observation et une finesse d'analyse indispensables pour comprendre l'origine d'un trouble.
L'humain et l'empathie : les humanités préparent à une grande ouverture d'esprit et à une sensibilité relationnelle.
Et pour exercer, il faut donc obligatoirement obtenir le Certificat de Capacité d’Orthophoniste (CCO), qui se prépare en 5 ans (niveau Master) dans un centre de formation rattaché à une faculté de médecine.
Avoir fait une licence de lettres, et plus encore une licence de Sciences du Langage, est un atout pour avoir un dossier solide et maximiser ses chances d'être retenu·e si cela n'a pas été fait après le bac ou si l'intérêt s'est développé durant la licence !
Concepteur·euse de dialogues
Avec le développement de l'IA, les entreprises ont besoin de professionnels pour apprendre aux machines à parler correctement. Il faut donc rédiger les scripts, les arborescences de choix et les réponses des chatbots ou des assistants virtuels.
On n'y pense pas forcément alors que cela nécessite d'une solide connaissance de la langue, de la syntaxe et de la psychologie. Ce n'est pas forcément qu'informatique !
Des master en sciences du langage ou en humanités numériques sont tops, mais il existe aussi des certifications en ligne permettent de développer la psychologie cognitive et la linguistique informatique.
Documentaliste audiovisuel
Un métier de l'ombre : derrière les reportages ou les films d'époque, le·a documentaliste (parfois appelé recherchiste) traque les photos, enregistrements vidéos d'archive pour les chaînes de télé, les sociétés de production, les musées...
Quand on parle de journalisme après des études de Lettres, ce genre de métier est souvent omis ! Il mêle pourtant recherche, histoire et numérique !
On peut s'y former à l'INA, l'INTD, faire des masters comme Archives audiovisuelles, Humanités numériques ou Gestion des documents numériques... sachant que les employés sont divers : chaine de télévision et de radios, institutions de conservation, sociétés de production, grandes entreprises...
Secrétaire des affaires étrangères
On rentre dans un métier d'excellente. Le·a SAE est un·e diplomate (catégorie A de la fonction publique). le poste est accesible sur concours. Les missions sont nombreuses :
Rédiger des notes de synthèse sur la situation politique, économique ou sociale du pays où il est affecté, à destination du gouvernement français
Promouvoir la langue française, l'enseignement, les industries culturelles et scientifiques à l'étranger.
Préparer et participer à des sommets internationaux, des traités ou des accords bilatéraux.
Le profil d'un·e étudiant·e de Lettres est ici apprécié par sa maitrise absolue de l'écrit, la culture générale et l'ouverture d'esprit. Sans compter la maitrise des langues étrangères ! Mais le droit et l'économie restent des domaines à approfondir. Vous pouvez vous former à Sciences Po. , dans les centres de préparation à l'administration générale, et certains concours peuvent être passés.
Concepteur·ice-rédacteur·ice de jeux vidéo
Mais enfin, c'est évident ! Un jeu vidéo a besoin d'une narratologie au top ! Ce métier est nécessaire pour écrire l'histoire principale d'un jeu, rédiger les quêtes secondaires, la cohérence de l'univers...
Dans le domaine du jeu vidéo, le code et les graphismes ne sont pas les seuls aspects ! Les postes sont souvent proposés par les grands studios donc la compétition est féroce. Avec des écoles de jeu vidéo, un bon portfolio et des rencontres dans le milieu, c'est possible !
Ludothécaire
On connait tous le métier de bibliothécaire, mais moins bien son équivalent ne terme de jeux. Le métier consiste à gérer un catalogue de jeux de société et de stratégie, conseiller le public, organiser des soirées à thème et animer un espace culturel.
On a donc besoin, dans cette profession, de compétences d'archivage, de conseil et de transmission, comme en bibliothèque !
Pour les études, il existe la licence pro Métiers du Jeu et du Jouet, accessible après la L2 ou L3, ou encore le master Sciences du Jeu. Certains concours peuvent même être passés :
Assistant territorial de conservation du patrimoine et des bibliothèques (catégorie B).
Conservateur ou Bibliothécaire (catégorie A) dans les grandes structures qui intègrent le jeu.
Responsable du mécénat culturel
Les musées et les festivals ou les monuments ne reçoivent pas tous des subventions publiques. Il est donc nécessaire d'avoir des personnes qui recherchent à convaincre des entreprises privées ou de riches donateurs. Cela permet de financer des projets culturels ou des restaurations d'œuvres, parfois en échange de contreparties.
Les Lettres y sont un atour car il faut de l'aisance relationnelle, une bonne culture générale et un attrait pour l'art ! Une maitrise juridique et fiscale est évidement favorisée !
On peut y accéder avec des masters comme Management de la culture, Administration des institutions culturelles, parfois proposés à Sciences Po. Masters en Communication des entreprises et des institutions ou encore des mastères dans des écoles privées peuvent mener à ce genre de métier.
Biographe
Dans les métiers de l'écriture, il est souvent oublié alors que très demandé ! Le·a biographe recueille des histoires et des témoignages afin de les retranscrire dans des biographies mais aussi des romans.
La demande se trouve généralement chez les personnes âgées, les patients gravement malades, les personnalités... C'est souvent destiné aux familles et parfois publié. Cette profession est surtout portée par les associations !
Il faut le distinguer du métier de Ghostwriter qui écrit dans l'ombre (sans mettre son nom sur l'oeuvre) et surtout des fictions.
Responsable RSE (responsabilité Sociétale des Entreprises)
Oui, les ressources humaines peuvent accueillir des profils littéraires ! Ce poste demande de grande capacité de synthèse, pour rédiger des rapports et piloter la stratégie écologique et sociale d'une entreprise. L'objectif est que l'activité de celle-ci respecte certains critères.
Ce n'est pas qu'un métier de chiffres. Les lettreux sont excellents dans la rédaction et la lecture de longs textes qu'il faut décortiquer (réglementations européennes notamment). La maitrise de la rhétorique y est essentielle !
Pour accéder à ce genre de métier, il faut candidater en master spécialisé, par exemple : Management de la RSE, Développement Durable, Communication Environnementale ou Ressources Humaines et RSE" accesible en IEP (Institut d'Etudes Politiques).
Iconographe
C'est le·a responsable visuel d'un projet. Dans l'édition, la presse ou encore le cinéma, l'iconographe trouve les images : recherche, sélection et contact des personnes ayant droits.
La culture générale et historique travaillée en licence de Lettres est bénéfique ! En licence, on apprend à décoder des textes mais aussi des images, en en comprenant les messages et les symboles.
Beaucoup travaillent en freelance, en indépendance. Les masters métiers de l'édition, Gestion du patrimoine écrit et visuel, ou Humanités numériques peuvent être utiles. Sinon, il est possible de suivre des cours dans des écoles comme l'École nationale des chartes ou des instituts spécialisés et se former sur le droit de la propriété intellectuelle.



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